Jeudi 13 décembre 2018 : « Culture, handicap, santé et dépendances »

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3 ème séance du séminaire Corps et travail social : Usage, usagers et usagés organisé par l'IRTS Montpellier dans le cadre du Kairos en partenariat avec la Bulle Bleue.

Lieu : ESAT La Bulle bleue, Bât A (proche du Campus des formations sociales de Montpellier).
Horaire : 14h30-17h00

Plus d'info / réservation : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le dispositif Culture Santé, Handicap et Dépendance a pour but de rendre la culture et l’art accessibles à ceux qui en sont éloignés par leur pathologie ou leur handicap. Copiloté par les ministères de la Santé (ARS) et de la culture (DRAC) Occitanie, ce dispositif est à destination des établissements ou services sanitaires et médico-sociaux.

En présence d’Anne Marie Casadei, directrice du Centre régional de ressources culture et handicap, de François Pontailler, responsable du pôle développement de La Bulle Bleue et d’une équipe engagée dans un projet de ce type.


 

Faire-ESS et La Bulle Bleue poursuivent, et même approfondissent cette année encore, leur travail en commun, dont ce séminaire autour de Corps et travail social.
Avec des séances à La Bulle Bleue et des séances de conférences, c’est l’usure qui devrait être explorée. Il est au cœur du terme d’« usagers » par exemple, mais trouve aussi son actualité dans les « usures professionnelles ». Un terme qui traverse donc tous les acteurs du champ social.
De « user » et « âgé », le terme « usagé » devrait soutenir les valeurs du travail social, celles des temporalités vécues qui échappent aux valeurs d’échange qui capitalisent. Les populations du travail social pourraient se définir comme celles qui sont défaillantes au regard du capital humain.
Avec l’usure et les âges, celles des jeunesses et des maturations, le travail social pourrait se définir comme « un autre temps ». Un autre rapport au seul temps qui est de l’argent. Un rapport au fil du temps, à ces temps vécus, ceux du repas, du récit, du conte, de l’exil, du chant, de la musique, de la scène. Ce sont toutes les philosophies de Bergson qui seront sans doute en arrière-plan de ces séances ; toutes les avancées éducatives d’Ardoino qui fileront silencieusement la pensée de ces rencontres. Peut-être aussi toute l’histoire d’une certaine avant-garde situationniste pour laquelle une représentation n’est pas qu’un spectacle, mais une scène, une mise en scène qui évite l’obscénité et la folie d’un monde qui ne veut plus d’histoire parce qu’il n’en aurait plus le temps.